21 Juil

Dans l’atelier de Caroline Lefebvre d’Atelier Caroline

Ce mois-ci, nous vous présentons Caroline Lefebvre, créatrice derrière la boutique Atelier Caroline,  une petite entreprise située à Otterburn Park.

Caroline vous réserve une petite surprise à la fin de l’article !

 

Caroline dans son atelier

 

En quelques mots, présentez-nous votre entreprise, et les valeurs qui y sont rattachées.

Je fabrique des objets décoratifs, cousus et rembourrés. Je vends également quelques patrons de couture pour en fabriquer. J’ai choisi « Atelier Caroline » puisqu’à mes tout débuts en tant qu’entrepreneure, je voulais un nom qui me laisserait libre de créer (Atelier) selon mes (Caroline) inspirations. La créativité ainsi que l’authenticité sont donc les 2 pierres angulaires de ma pratique.

 

En quelques mots, parlez-nous de vous et de votre parcours professionnel/entrepreneurial

Je suis née créative. Depuis mon enfance je n’ai presque jamais cessé d’essayer des nouvelles techniques, des nouveaux matériaux et médiums. La route a toutefois été longue avant de devenir entrepreneure créative. Quand est venu le temps de choisir mon parcours scolaire, j’ai essayé d’être « raisonnable » en faisant un DEC en informatique.  Quelques années d’ennui mortel m’ont menée à essayer un travail un peu plus créatif: le design industriel. Mais dès le début du baccalauréat, j’ai su que je n’avais pas encore trouvé chaussure à mon pied. Un long arrêt maternité m’a permis de collaborer bénévolement à un projet de bibliothèque scolaire qui consistait à fabriquer un sac et un personnage en lien avec un livre.  Forte de cette expérience de confection d’une trentaine de « sacs-à-lire », j’ai eu la chance de trouver des clients auteurs-illustrateurs voulant se faire faire une version 3D de leurs personnages. Parallèlement à cette pratique, la boutique Etsy est née et a pris de plus en plus de place. Au début 2016, j’ai décidé de ralentir les commandes « auteurs ». Bien que ce soit une clientèle adorable, je préférais me consacrer à mes propres créations.

 

Comment avez-vous découvert Etsy ? Qu’est-ce que vous appréciez le plus de votre expérience Etsy ?

Je ne me souviens plus comment, mais j’ai découvert Etsy à ses tout débuts vers 2006. Ça a été un coup de foudre immédiat. L’avènement d’Etsy, qui a déclenché un renouveau de l’appréciation du fait main, m’a donné espoir qu’un jour je pourrais vendre mes créations. J’adore sa convivialité et sa facilité d’utilisation. La possibilité d’avoir accès à un marché mondial est aussi géniale.

 

Parlez-nous de votre évolution sur Etsy. Qu’avez-vous changé au fil du temps pour améliorer vote boutique ?

Euh, tout sauf le nom?! À l’automne 2012, j’ouvrais ma boutique avec une petite collection de foulards circulaires auxquels plusieurs autres produits disparates se sont joints au gré de mes pulsions créatives. Mes photos étaient très sombres.  Je ne savais pas encore comment me servir d’un appareil photo. Depuis, j’ai pris des cours de photos afin de mieux mettre en valeurs mes produits. J’ai appris à me servir de Gimp et de Photoshop pour les visuels (ex: bannière de boutique). Aussi, j’essaye de limiter les types de produits affichés. Idéalement, il n’y auraient que des faux taxidermies, mais mes patrons se vendent bien. Enfin tout récemment, je me suis finalement fait faire un logo par la super talentueuse Audrey Mayer.

La première vente de Caroline en décembre 2012

 

 À quoi ressemblent vos journées d’entrepreneure/créatrice?

Dès mon réveil, je consulte mes réseaux sociaux et je prends mes messages. J’y réponds aussitôt que possible. Après m’être préparée pour la journée, je descends à mon atelier. Le lundi, j’essaie de planifier ma semaine en consultant les commandes à préparer. Les lundi et vendredi sont des journées où je passe à la poste en allant faire mes courses en milieu de journée. Donc, ces matins-là, je finalise et prépare les commandes qui sont prêtes à partir. Tous les autres matins et mes après-midi sont en général dédiés à la production. À tout ceci, j’ajoute les imprévus: la réponse aux questions et/ou requêtes des clients, boutiques, journalistes blogueurs, l’achat de matériaux et/ou recherche de fournisseurs, etc. Mon côté créatif est toujours à l’affût de temps, quelque petit soit-il, pour essayer une des nombreuses idées que j’ai toujours en tête. Bref, la seule certitude d’une journée d’entrepreneur est qu’elle ne se déroulera jamais à 100% comme prévue.

 

Comment arrivez-vous à concilier création et famille ? Avez-vous des conseils à partager là-dessus ?

À chaque jour de la semaine, je ferme l’atelier autour de l’heure du souper et je n’y vais pas la fin de semaine. Ceci dit, c’est facile de ne pas être physiquement dans l’atelier, mais ne pas y penser ou ne pas répondre aux courriels et aux  messages, ne pas faire de la recherche de fourniture, quand on a le nez dans l’ordinateur ou sur notre téléphone, c’est très, très, difficile et ce, même en vacances, même en voyage.

 

 

Quel est le produit qui semble le plus plaire à vos clients ?

Le modèle que j’ai le plus fait cette année et celui qui suscite le plus de réactions est la licorne.

 

Avez-vous un autre animal en tête qui viendra s’ajouter bientôt à votre collection ?

Ce qui me trotte en tête depuis longtemps est de réaliser une version « deluxe » de certains modèles. C’est-à-dire utiliser du tissu différent, ajouter des appliqués, de la broderie, etc. Je ne sais pas exactement comment encore. Je suis très visuelle. Je dois avoir les mains dedans, faire des essais pour décider.

 

Est-ce qu’il y a des animaux que vous avez entrepris de modéliser et dont le résultat final n’était pas à votre goût ?

Oh oui! Un paresseux que j’avais fait plat pour qu’il soit plus rapide à réaliser et donc un peu moins coûteux, un orignal dont les bois avaient l’air de doigts bouffis et mes premières licornes qui n’avaient pas de cou et une crinière disons… pas concluante?!

 

Souhaitez-vous nous partager votre dernier achat personnel sur Etsy ?

Je ne porte pas souvent de bijoux, mais quand j’ai vu ces boucles d’oreilles petits cœurs sur le compte Instagram de  Lucie Veilleux, j’ai tout de suite craqué! Je les porte presque à chaque jour. Mon prochain achat sera des illustrations de la série « fleur du mois » par Amélie Dubois afin de continuer ma collection.

Boucles d’oreilles de Lucie Veilleux

 

Nous avons su que vous vouliez ouvrir une deuxième boutique Etsy. Souhaitez-vous nous en parler un peu ?

Je peux vous dire qu’elle se nommera « Caroline en papier ». Je peux aussi vous dire que malgré les connaissances techniques accumulées au fil des ans, ouvrir une deuxième boutique me stresse beaucoup plus que la première. Une des raisons est que je n’y vendrai pas des produits cousus. Or, la couture est ce que je maîtrise le mieux. Je suis le travail de beaucoup d’artistes et d’artisans, je vois beaucoup de magnifiques créations. Je suis à l’étape qui semble très courante chez les entrepreneurs créatifs débutants: le sentiment d’imposteur. Mais, comme le dit une de mes expressions préférées, « better done than perfect » (vaut mieux fait que parfait ou vaut mieux agir que d’attendre que toutes les circonstances soient parfaites).

 

Pourrons-nous vous voir prochainement dans un salon ?

Je compte bien aller visiter mes collègues artisanes à un ou des « Etsy fait au Québec » lors de la fin de semaine du 23-24 septembre. Cette année, j’ai décidé de ne pas participer puisque la popularité grandissante d’Atelier Caroline ainsi que l’ouverture de Caroline en Papier, ne me permettaient pas d’avoir assez de temps pour les préparatifs d’un salon.

 

Caroline vous offre un rabais de 20% sur sa boutique Etsy, avec le code MONTEREGIE20, valide pour une semaine !!

Etsy: ateliercaroline.etsy.com

Facebook : https://www.facebook.com/ateliercaroline.ca

Instagram: https://www.instagram.com/ateliercaroline/

06 Juil

Conversations avec un client – Le mauvais avis

Une cliente n’a pas aimé votre produit. Elle vous écrit pour vous faire part de son mécontentement. C’est la première fois que ça vous arrive et vous ne savez pas quoi faire ? Suivez ce guide pour répondre de façon polie et courtoise !

 

Règle no1 : Aller prendre l’air

Ne répondez JAMAIS tout de suite après avoir lu un message de mécontentement. Recevoir une mauvaise critique, c’est difficile. Lorsque quelqu’un nous donne un mauvais avis sur notre conception, ça nous blesse. Si vous répondez maintenant à ce message, vous risquez de dire des choses, sous le coup de l’émotion, que vous pourriez regretter. Allez prendre l’air, laissez mijoter tout cela dans votre tête ne serait-ce qu’une heure. Vous aurez les idées plus claires pour répondre adéquatement à votre cliente.

 

Règle no2 : Deux têtes valent mieux qu’une

Valérie vous a écrit « Je suis un peu déçue », mais vous avez l’impression d’avoir lu « Je suis ultra déçue et je vais faire une plainte à l’Office de la protection du consommateur ». On ne le dira jamais assez, la communication écrite, c’est parfois très subjectif ! Deux personnes pourraient lire le même texte et l’interpréter de deux façons très différentes ! Faites donc lire le message de Valérie à quelqu’un d’autre. Juste pour avoir un deuxième avis. Peut-être que cela vous affecte tellement de recevoir cette critique, que vous voyez beaucoup plus de négatif qu’il y en a vraiment.

 

Règle no3 : Remercier la cliente

Valérie vous donne une claque au visage et vous devez la remercier ? Oui, en quelque sorte ! Ce n’est pas tous les clients qui oseront dire ce qui les déçoit. Vous avez fait déjà quelques ventes, mais entre votre sœur, votre collègue de travail et votre meilleure amie, personne n’a eu le courage de vous dire que le pantalon de fiston s’est décousu après le premier lavage. Donc, la critique de Valérie est peut-être bien utile à l’amélioration de votre travail ! C’est pourquoi je propose d’abord de remercier la cliente pour son commentaire.

 

Règle no4 : Les excuses

Cela va de soi à mon avis, quand notre produit n’est pas à la hauteur d’un de nos clients, il faut s’excuser humblement. Maryse avait très hâte de porter son nouveau collier, lors du mariage de sa fille adorée, mais le fermoir s’est cassé au premier contact avec ses doigts délicats. Elle mérite vraiment toute votre empathie face à la déception qu’elle vit.

 

Règle no5 : Satisfaire la cliente

Cette règle est très large, car il peut y avoir plein de façon de satisfaire une cliente, tout dépendant de la nature de la critique. Audrey voulait peut-être seulement vous faire part de sa déception sur un petit point en particulier, mais elle ne veut rien en retour. Caroline, quant à elle, aimerait beaucoup recevoir un nouvel agenda car celui qu’elle a reçu date de l’année passée (vous avez été distrait(e) par le numéro de flûte de la petite dernière au moment de l’emballage). Je suggère de ne pas demander à la cliente ce que vous pourriez faire pour la satisfaire. Commencez par offrir vous-même une solution. Autrement, vous risquez d’ouvrir la porte à des demandes exagérées. Peu importe la solution que vous proposerez, faites de votre mieux pour que votre cliente soit satisfaite afin qu’elle devienne possiblement une cliente fidèle et qu’elle puisse vous référer de façon positive. De plus, il y a beaucoup de cas par cas et ce n’est pas tous les mauvais commentaires qui sont fondés. Assurez-vous que vos conditions de vente soient claires. Si Clémence veut un remboursement sur un achat qui date d’il y a trois ans, vous pourrez alors la référer à vos conditions de vente qui stipulent clairement que vous remboursez les achats dans les 30 jours suivant la réception de l’envoi par exemple.

 

PARENTHÈSE : Si la cliente vous parle d’un défaut ou d’un bris, je recommande de lui demander une photo, sans toutefois lui laisser croire que vous ne lui faites pas confiance. Malheureusement, des gens malhonnêtes il y en a partout. Il faut donc se protéger. Une phrase de ce genre devrait faire l’affaire : « Pourriez-vous m’envoyer une photo du produit afin que je puisse mieux saisir l’ampleur du problème ? ». Si la personne refuse de vous montrer une photo, posez-vous des questions !

 

 

Règle no6 : Continuer d’avoir confiance en soi

Je l’ai dit plus haut, c’est blessant de recevoir un mauvais avis. Mais n’allez pas vous mettre en boule dans la douche en jurant de fermer votre boutique à jamais ! Utilisez cet avis pour améliorer vos produits, votre service ou autre. Ou bien, ne changez rien ! Un mauvais commentaire parmi trente, quarante, cent ventes, c’est si peu ! Bref, gardez confiance en vous et continuez à faire votre chemin !