16 Nov

Dans l’atelier d’Isabelle Leblanc de Ton livre Ton histoire

Ce mois-ci, nous vous présentons Isabelle Leblanc, créatrice de St-Jean-sur-Richelieu derrière la boutique Ton livre Ton histoire

Isabelle vous réserve une petite surprise à la fin de l’article !

Isabelle Leblanc

 

En quelques mots, présentez-nous votre entreprise, et les valeurs qui y sont rattachées.

Ton livre Ton histoire par Chapeau Melon est née de mon désir de transmettre mon amour des livres aux enfants. L’idée d’écrire des histoires personnalisées, dans lesquelles l’enfant est le héros de sa propre aventure, m’est venue bien simplement, en faisant la lecture à mes propres enfants. J’avais l’habitude de changer le nom du personnage principal pour le remplacer par celui de mes filles. Voyant la magie dans leurs yeux, je me suis dit que les portes de l’imaginaire s’ouvraient bien grandes lorsqu’un enfant se retrouve au cœur de l’aventure. La famille, le plaisir, la créativité, la confiance en soi et l’amitié sont les valeurs de mon entreprise et aussi celles que je transmets dans les récits de mes livres. Je crois qu’il est important de s’impliquer dans la société. Tout au long de l’année, je choisis des organismes, petits et grands, à qui nous remettons une partie des profits sur chaque livre vendu.

Un livre personnalisé à offrir pour Noël

 

En quelques mots, parlez-nous de vous et de votre parcours professionnel/entrepreneurial.

Je suis une touche-à-tout, je m’intéresse à plein de domaines, toujours à la recherche de nouveauté et de nouveaux défis. Maman de deux grandes filles, la famille, l’éducation et le bien-être des enfants ont été le focus tout au long de mon parcours professionnel. Après mes études en éducation et en psychologie, j’ai œuvré dans le monde scolaire puis dans des organismes venant en aide aux enfants. Durant ces années comme employée, je développais mon entreprise, tranquillement. J’ai commencé par écrire un livre, puis un autre. En plus d’écrire, je faisais aussi le travail de l’éditeur. Je me suis fais connaître, au fil des années, et mon entreprise continuait de croître. Il y a 1 an et demi, je me suis lancée ! J’ai quitté mon emploi pour me consacrer complètement à mon entreprise. Quand je regarde tout le chemin parcouru et les projets réalisés depuis 1 an, je suis convaincue d’avoir pris la bonne décision.

 

Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec votre illustratrice ? Quand et comment cette collaboration a-t-elle débuté ?

Je collabore avec Josée Tellier, une illustratrice au talent extraordinaire. J’ai commencé à travailler avec Josée il y a 2 ans, quand j’ai écrit le livre Super-Princesse. Je cherchais quelqu’un capable de bien comprendre mes besoins, une artiste passionnée qui saurait mettre plein de couleurs et mettre en images mes textes de façon magique. Quand j’ai proposé un premier projet à Josée, elle a tout de suite accepté. Les premiers croquis qu’elle m’a remis ont confirmé que j’avais trouvé la perle rare ! À ce jour, nous avons collaborer sur 5 livres, et l’aventure se poursuit !

Le livre personnalisé Super-Princesse!

 

Comment avez-vous découvert Etsy ? Qu’est-ce que vous appréciez le plus de votre expérience Etsy ?

J’ai découvert Etsy, il y a quelques années, quand un marché Etsy a été organisé dans ma région. Je trouvais cette vitrine extraordinaire pour les créateurs québécois. Je trouve le site très bien fait, autant pour les visiteurs que les créateurs qui y ont une boutique.

 

Pourquoi vendre vos livres via Etsy ? Quel est selon vous votre plus grand obstacle ? 

J’ai ouvert une boutique sur Etsy, car on y rejoint des gens qui sont à la recherche de produits uniques, de créations d’ici. Mes livres sont des produits uniques, créés sur mesure et 100% québécois, donc c’est une plate-forme qui représente bien mes produits.  Mon plus grand obstacle est que mes livres sont personnalisés. À l’achat, les gens doivent me fournir des renseignements selon le livre qu’ils ont achetés. Il y a donc plus d’une étape à faire pour un acheteur.

 

À quoi ressemblent vos journées d’entrepreneur/créateur ?

Entrepreneur/créateur est le terme exact ! J’écris environ 2 à 3 livres par année. Il faut aussi compter environ 4 à 6 semaines pour l’illustrer. Dans les périodes de pointe, comme entre septembre et décembre, je me consacre complètement à la production de livres et un peu au développement. Si des idées germent dans mon esprit pour de nouveaux récits, je les note. Donc tout dépend de la période de l’année. Certaines journées peuvent être consacrées uniquement à l’écriture, d’autres à la production ou au développement de l’entreprise. Comme tout bon entrepreneur, je ne compte pas mes heures!

 

Livre personnalisé pour faciliter le passage des enfants vers le monde scolaire

 

Comment arrivez-vous à concilier création, travail et famille ? Avez-vous des conseils à partager là-dessus ?

Quand mes enfants étaient petits, j’ai choisi de m’impliquer à temps partiel dans mon entreprise, afin d’être présente auprès d’eux. Maintenant qu’elles sont des adultes, je suis dans une période de ma vie ou je peux me consacrer à mon entreprise. Mon atelier étant dans ma résidence, je dois toutefois m’assurer de faire une coupure entre le travail et la vie familiale.

 

Qu’est-ce qui vous anime dans la création ? Quel est le besoin qui vous pousse à créer ?

Ce qui m’anime dans la création, c’est le processus en tant que tel. On part d’une simple idée qui germe dans notre esprit et qui prend forme, tranquillement. Plus on y pense, plus les détails s’y ajoutent. Plus on avance, plus le projet prend vie. À la fin, on tient entre nos mains le fruit de notre imagination. Pour moi, ça comble mon besoin de partager mes idées avec les autres, de faire la différence, d’offrir quelque chose d’unique. Mon cerveau bouillonne d’idées et il faut qu’elles sortent !

 

Quel est le produit qui semble le plus plaire à vos clients ?

Je dirais que tout dépend de l’occasion ou de leurs enfants. Tous mes produits sont des livres personnalisés, donc ils choisiront un titre selon le texte et les illustrations qui répondent à leurs besoins.

 

Avez-vous déjà reçu de la reconnaissance pour votre travail créatif  ?

Plusieurs blogueurs et artistes ont parlé de mes livres. La plus belle marque de reconnaissance que je reçois, jours après jour, sont les messages des clients. Quand ils me disent à quel point ils apprécient mon travail et que leurs enfants adorent mes livres, je me dis que j’accomplis ma mission, que j’ai fait le bon choix. Ça me donne aussi confiance et l’envie de continuer à créer.

 

Isabelle vous offre un rabais de 20% sur sa boutique Etsy avec le code RABETSY, valide  jusqu’au  19 novembre 2017 inclusivement !!

 

Etsy: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/TonLivreTonHistoire

Facebook : https://www.facebook.com/Ton.livre.ton.histoire/

Pinterest: https://www.pinterest.fr/livreunique/pins/

20 Oct

Dans l’atelier de Stéphanie Vandal de Patine & Mousse Cousue

Ce mois-ci, nous vous présentons Stéphanie Vandal, créatrice derrière la boutique Patine & Mousse Cousue (auparavant baptisée Patine & Mouche Cousue).

Stéphanie vous réserve une petite surprise à la fin de l’article !

 

Stéphanie dans son atelier

 

En quelques mots, présentez-nous votre entreprise, et les valeurs qui y sont rattachées.

Patine & Mousse Cousue propose des créations textiles qui nous plongent dans l’univers de l’enfance, plus précisément des peluches et des poupées fabriquées à la main. J’ai toujours eu un penchant pour les livres d’enfants illustrés,  je craque devant une petite robe de bébé, et même si mes garçons ont maintenant 7 et 20 ans,  je garde toujours mon cœur d’enfant !  Les valeurs inhérentes à mon entreprise sont: la qualité, l’intégrité, l’innovation, la créativité, l’accessibilité et surtout la satisfaction du client!

 

En quelques mots, parlez-nous de vous et de votre parcours professionnel/entrepreneurial.

Comme la plupart des artisans, je ne me suis pas improvisée créatrice du jour au lendemain. Je suis née comme ça ! J’ai cousue moi-même ma première poupée à 7 ans, j’ai toujours dessiné, et adolescente, je fabriquais mes propres sacs et je faisais des costumes d’Halloween pour mes frères et sœurs. Je suis également une ex artiste-peintre et sculptrice professionnelle. Ces sept dernières années, en tentant de concilier famille et création (j’étais maman à la maison), j’ai créé plus d’une centaine de sculptures à partir de matériaux récupérés ainsi qu’une vingtaine de poupées d’art que j’ai vendues via Facebook et par le biais de ma première boutique Etsy maintenant fermée. J’ai ressenti, en 2017, un grand besoin de me ranger du coté des artisans, ce qui correspondait plus à mes valeurs et à ma personnalité. Ayant exploré plusieurs domaines variés, je peux dire aujourd’hui que c’est dans la couture que j’ai enfin trouvé ma vraie passion.

Un poney conçu par Stéphanie

 

Comment avez-vous découvert Etsy ? Qu’est-ce que vous appréciez le plus de votre expérience Etsy ?

J’ai découvert Etsy en 2011, tout à fait par hasard, en magasinant sur Internet. J’apprécie beaucoup la visibilité, la facilité et l’accessibilité de cette plate-forme. Avec mon ancienne boutique, voir mes créations voyager un peu partout dans le monde fût très excitant !!!

 

À quoi ressemblent vos journées d’entrepreneur/créateur ?

Tous les matins, du lundi au vendredi,  je suis en mode création et photographie. L’après-midi est consacré à la promotion de ma boutique et aux livraisons.

L’atelier de Stéphanie

 

Comment arrivez-vous à concilier création et famille ? Avez-vous des conseils à partager là-dessus?

J’ai toujours eu de la difficulté à concilier création et famille, simplement parce que ma famille a toujours été une priorité. Depuis que mon petit dernier a commencé sa première année d’école,  je peux enfin penser à m’investir à fond dans mon entreprise. Le conseil que je peux donner quand on a un travail ou une famille est de bien établir ses priorités et respecter ses limites.

 

Qu’est-ce qui vous anime dans la création ? Quel est le besoin qui vous pousse à créer ?

Sans aucun doute les défis que cela m’apporte ! Je cherche toujours à m’améliorer et à innover.  Pas question, par exemple, de créer à partir d’un patron du commerce, je crée moi-même mes propres patrons. Lorsque je regarde ce que font les autres, ce n’est pas pour m’inspirer mais plutôt pour tenter de m’éloigner de ce qu’on voit déjà tout en offrant un produit qui demeure tendance. C’est la satisfaction de terminer une création fait avec créativité et amour qui m’anime le plus.

 

Quelle est la différence entre une poupée d’art textile et vos autres poupées ?

Une poupée d’art est unique, comme une œuvre d’art, il n’y en a pas deux identiques ! La poupée d’art est destinée aux adultes et aux collectionneurs à des fins décoratives. La plupart de mes autres poupées sont destinées aux décors de chambre d’enfant et je peux reproduire le même modèle plus d’une fois.

Des poupées d’art textile

 

Que signifie OOAK ? Et ferez-vous encore ce genre de poupées dans le futur ou si vous prenez un autre tournant pour votre boutique ?

OOAK signifie en anglais « one of a kind » ce qui signifie « unique en son genre », comme c’était le cas pour mes poupées d’art.  Je ne suis pas fermée à l’idée de refaire encore ce genre de poupée, mais pour le moment je me concentre sur mon nouveau concept de boutique.

 

Qu’est-ce que de la fibre de Kapok et pourquoi utiliser ce matériel en particulier ?

Le Kapok est une fibre végétale que l’on tire du fruit du kapokier (aussi appelé « fromager »), un grand arbre des zones tropicales, originaire de Java. C’est une fibre organique naturelle, hypoallergénique, exempte de produits chimiques et écologique souvent utilisée pour bourrer les coussins de méditation. Elle est fine, se compacte très bien et donne une texture ferme. Je l’utilise principalement pour bourrer mes petites poupées décoratives ainsi que les parties de mes poupées qui ont besoin de plus de maintien comme une corne de licorne par exemple. Je l’utilise moins pour bourrer les poupées pour enfant car c’est une matière dispendieuse et je les préfère plus moelleuses de toute façon.

De la fibre de Kapok

 

Avez-vous d’autres matériaux de prédilection ? Quels autres matériaux aimeriez-vous apprendre à travailler ?

Ma matière de prédilection est la fausse fourrure,  les végans l’apprécient et c’est tout doux ! J’aimerais aussi apprendre le tricot un de ses jours !

 

Quel est le produit qui semble le plus plaire à vos clients ?

Les enfants adorent les poupées avec de la fausse fourrure, bien sûr !

Un lion en fausse fourrure

 

Souhaitez-vous nous partager votre dernier achat personnel sur Etsy ?

Je me procure beaucoup de matériel sur Etsy pour mes futures créations.  Je suis aussi passée par Etsy pour commander mes étiquettes de produits avec le logo de ma boutique. Schmabell Labels, une boutique québécoise, offre un excellent service, rapide et courtois, je la recommande fortement !

Les étiquettes personnalisées achetées chez Schmabel Labels

 

Stéphanie vous offre un rabais de 20% sur sa boutique Etsy, avec le code BEAUWEEKEND, valide  jusqu’au 22 octobre 2017 !!

Etsy: http://www.poussieredor.etsy.com

Facebook : www.facebook.com/PatineEtMousseCousue/

Instagram: www.instagram.com/patine_et_mouche_cousue

05 Oct

Conversations avec un client – L’achat non reçu

C’est la première fois que ça vous arrive, une cliente vous contacte car elle n’a pas reçu sa commande. Vous vous dites : « Pas mon problème, c’est la poste qui a perdu le colis, pas moi ». Erreur. Vous êtes responsable de vos envois. Même si c’est le facteur qui l’a malencontreusement laissé tomber sur un chemin de campagne, ou même si un voisin est allé le voler dans la boîte aux lettres de votre cliente. Aussi injuste soit-il. Donc, quoi faire et quoi dire à votre cliente ?

 

1- S’excuser

Vous avez passé 20 heures à travailler sur cet item personnalisé. Vous avez reçu son message comme un coup de pelle au visage. Votre plus jeune a la gastro et votre liste de commande s’accumule toujours. Pas le temps de refaire cet item. Bon. Je comprends, c’est ultra frustrant. Par contre, ce n’est pas le moment de déballer ce genre de choses à votre cliente. Il faut prendre sur soi (ou inspire, expire, 2 verres de vin et une Tylenol au besoin) et s’excuser le plus sincèrement possible. Pensez toujours qu’à l’autre bout, vous avez une cliente déçue qui n’a pas reçu son précieux achat, qu’elle attendait impatiemment. Allez-y pour une phrase dans ce genre : « Je suis vraiment désolée d’apprendre que vous n’avez toujours pas reçu votre commande ».

 

2- Faire les vérifications d’usage

Il est essentiel de vérifier d’abord avec votre cliente si l’adresse d’expédition qu’elle vous a donnée était la bonne. Si non, Houston, on a un problème. Ce sujet est un peu délicat et il y a plusieurs façons de gérer la situation. Personnellement, je considère que le client est responsable de fournir une adresse où il est certain d’être en mesure de récupérer son envoi. Donc, si une cliente a oublié de changer son adresse de livraison pour celle de son nouveau domicile, malheureusement, je ne peux pas être tenue responsable dans ce cas-ci. Toutefois, je ne laisserais pas ma cliente déçue et je trouverais une façon de solutionner le problème, avec toute l’empathie du monde ! Ensuite, si vous avez un numéro de suivi, c’est le bon moment de vous en servir. Sinon, vérifiez si le délai de livraison « raisonnable » est vraiment dépassé. Parfois, on a tellement hâte de recevoir un achat, qu’on a l’impression que ça fait 1 mois qu’on attend, alors qu’en réalité, il a été posté il y a 2 jours ! Dans pareil cas, demandez seulement à votre cliente de bien vouloir patienter encore quelques jours (ou semaines, selon le pays où est destiné le produit).

 

3- Faire ce qu’il faut

Votre envoi est véritablement « perdu ». Il faut maintenant agir et retourner un item à la cliente ou offrir une compensation équivalente. C’est crève-cœur, mais ça fait partie de la game. Vendre des choses en ligne, c’est courir le risque qu’un envoi se perdre. Tout comme le vol l’est pour une boutique physique. Comptabilisez ce produit dans vos pertes et continuez de sourire, ça n’arrivera pas à toutes les semaines (alors ce serait très louche) !

 

01 Sep

5 choses à penser avant un salon

Participer pour la première fois à un salon est assez stressant. Pour vous aider dans vos préparatifs, voici 5 choses à penser avant un salon.

Le marché Etsy fait au Québec en Montérégie, édition 2016

 

L’inventaire

Vous êtes là pour vendre, alors bien entendu il vous faut des articles à vendre ! En termes de chiffres, c’est assez difficile de juger ce que chaque type d’entreprise a besoin comme inventaire pour un salon. Cela dépend de la durée du salon, du prix de vos articles (les articles peu coûteux partent souvent en duo ou en trio contrairement aux articles plus dispendieux) et de ce que vous êtes en mesure de confectionner dans le temps qu’il vous reste.  Personnellement, je me fixe souvent un objectif de minimum 100 articles et je répartie ma confection par semaine, que je note sur un calendrier. De cette façon, je réduis de beaucoup mon niveau de stress et la crainte d’arriver les mains vides. Et pour me motiver dans ma confection, je me récompense chaque fois que mon objectif hebdomadaire est atteint !  Qu’est-ce que je ne ferais pas pour du pop-corn au caramel ! Autre chose importante, il faut essayer de cibler la clientèle du salon. Par exemple, si c’est un salon qui attire beaucoup les familles, j’apporte avec moi plus d’articles pour enfants. Si c’est un salon glamour, apportez plus d’articles coûteux. Encore là, ça dépend toujours de ce que vous vendez. Mais pensez-y avant de monter votre inventaire, pour ne pas travailler pour rien. On a souvent peu de temps pour tout faire, donc il faut essayer d’apporter ce qu’on pense qui se vendra le mieux.

 

Les règlements du salon

Il est en quelque sorte indispensable de jeter de nouveau un œil aux règlements du salon où vous allez avant entre autres de songer à l’aménagement de votre table, ne serait-ce que pour vous assurer de la grandeur de votre espace. Certains salons demandent d’avoir une nappe blanche et d’autres de ne pas accrocher de bannière devant votre table. De plus, ce n’est pas tous les salons qui peuvent offrir l’accès à l’électricité. Avant d’imaginer un décor illuminé digne du film « Le Sapin a les boules », informez-vous ! D’autres informations pertinentes se trouvent souvent dans les règlements d’un salon, comme l’heure à laquelle vous pouvez arriver pour monter votre table. S’il vous faut 10 heures et 12 bras pour monter votre table, vous aurez donc l’heure juste dans les règlements qu’en à la faisabilité d’un tel projet !

 

La disposition

Il est maintenant temps de penser à l’aménagement de votre table. Internet regorge d’images inspirantes pour vous aider dans cette tâche. Pinterest, Instagram et même Google permettent de s’abreuver d’idées géniales pour disposer vos articles de façon optimale. L’important, c’est de créer une table attirante et fonctionnelle. Pensez à avoir assez d’inventaire et d’articles de décoration pour bien garnir votre table. Une table vide n’attirera pas les clients ! À l’inverse, ne mettez pas trop d’articles non plus, afin de ne pas surcharger la table. Les gens doivent voir rapidement ce que vous vendez. S’ils ne voient qu’une montagne de produits, ils ne seront pas attirés vers votre table. Il est aussi intéressant d’utiliser des rangements verticaux pour disposer vos items à la hauteur des yeux des clients. Avec le temps, vous serez en mesure d’évaluer où les gens regardent le plus sur votre table et vous pourrez corriger le tir quant à votre aménagement et mettre vos articles les plus vendeurs au bon endroit. Finalement, pratiquez-vous à la maison. Simulez par exemple l’espace dont vous disposerez au salon sur votre plancher, garnissez-le et prenez des photos pour vous permettre de continuer à réfléchir à votre disposition pendant quelques jours.

La magnifique table de la boutique Fotofibre est bien garnie et bien organisée

 

Les cartes d’affaires et autres imprimés

Quelques semaines avant votre salon, n’oubliez pas de faire imprimer assez de cartes d’affaires pour en donner à tous vos visiteurs. Certaines personnes viendront apprécier vos produits sur place, mais préfèreront acheter plus tard, à tête reposée ou quand ils en auront besoin. Ou bien, ils donneront votre carte à un ami ou un membre de la famille. C’est pourquoi la carte d’affaire est si importante ! Une feuille pour recueillir les adresses courriels des visiteurs est aussi bien utile si vous voulez bâtir une infolettre et communiquer avec eux dans le futur. C’est aussi le moment de faire imprimer une bannière, des coupons-rabais ou tout autre imprimé du genre.

 

Les techniques de vente

Si vous n’avez pas été vendeur automobile dans une autre vie, l’art de vendre vous est probablement très étranger. Par contre, je ne vous parlerai pas ici de techniques de vente sous pression, premièrement parce que je n’en connais pas et deuxièmement parce que je ne considère pas que l’esprit d’un salon est d’arriver à vendre une sacoche à un homme célibataire en le convaincant qu’il en aura peut-être besoin un jour ! Mais il y a quand même quelques trucs de base à savoir pour faire une bonne impression et peut-être vendre (parce qu’il faut quand même faire des sous dans ce salon) ! J’en parle maintenant, parce que c’est toujours bien de se préparer mentalement à communiquer en personne avec des clients. Donc d’abord, un sourire et une salutation sont vos meilleurs alliés pour créer rapidement un contact avec vos clients. Ensuite, bien important, ne restez pas assis derrière votre table et encore moins avec le nez sur votre cellulaire. Au même titre que d’avoir les bras croisés, je trouve que rester assis crée une barrière face aux gens, alors que l’idée c’est d’être chaleureux.  Pensez aussi à des petites phrases clés qui ouvriront le dialogue avec vos clients. Par exemple, demandez leurs s’ils connaissent votre boutique. Si oui, comment vous ont-ils découverts ? Si non, parlez leurs brièvement de vos produits. Vos produits sont faits de tissus recyclés ? Mentionnez-le ! Cherchez ce qui est propre à vos articles, ce qui les démarque ou ce que les gens aiment le plus de vos produits. Cela vous aidera à capter l’attention de vos clients. Vous pouvez même expliquer brièvement le processus de fabrication, certains seront ravis d’en savoir plus sur les dessous de votre boutique ! Finalement, utilisez l’humour (de bon goût) pour créer un sentiment de proximité. Vous ne vendrez pas d’articles à tous vos spectateurs, mais ils auront au moins passé un bon moment en votre compagnie!

 

 

04 Août

Conversations avec un client: La demande de copie

Un client veut que vous lui fassiez un article personnalisé. Jusque-là, tout va bien, vous offrez ce service ! Le problème, c’est qu’il vous envoie une photo de ce qu’il veut, photo qu’il a été chercher dans la boutique Etsy d’un autre artisan. Que faire ? Comment répondre ? Suivez ces étapes pour répondre de façon polie et courtoise !

 

No1 : Comprendre le pourquoi

En premier lieu, il prévaut de bien comprendre dans quelle situation la demande de votre client devrait être un NON de votre part. Pour ce faire, prenons un exemple concret. Votre spécialité, c’est les chandails sérigraphiés. Vous puisez chaque fois plus loin dans votre imagination pour créer des slogans accrocheurs ou des images de votre cru. Voilà qu’un client vous demande de refaire le dernier chandail d’une autre entreprise (un poney qui mange une crème glacée sur le dos d’un âne). L’image est assez unique en son genre ! On parle donc clairement d’une copie d’un autre produit. Il y a aussi beaucoup d’autres exemples dont la copie pourrait sembler moins flagrante mais il n’en demeure pas moins que c’est de la copie. Vous en avez sûrement en tête vous aussi. Face à ce genre de demande, vous vous devez de dire non. Même si pour cela, vous perdrez peut-être une vente. Je dis bien peut-être. En expliquant de façon polie pourquoi vous refusez de copier une autre entreprise, rien ne dit que le client ne décidera pas de faire tout de même affaire avec vous. Vous trouverez ensemble un autre concept mais dans votre style à vous. Tout est dans la façon d’expliquer les choses.

 

No2 : Ne pas monter sur ses grands chevaux

Si vous avez lu mon précédent article, vous vous souvenez peut-être que je mentionnais de prendre son temps avant de répondre à un client, surtout quand il s’agit de sujets plus épineux comme une demande de copie. L’instantanéité des réponses est selon moi la plaie d’une bonne communication. On communique vite, mais on communique mal.  Je répète donc ici de toujours bien réfléchir à vos mots avant de répondre à un client. Peut-être qu’il ne voulait pas copier, qu’il s’est mal exprimé. Ou peut-être qu’il n’avait pas réalisé que copier, c’est pas beau. Bref, dans le doute, on s’abstient d’abord de juger et on use de tact.

 

No3 : L’art de dire NON

C’est le moment d’écrire votre message. Votre réponse devra communiquer votre refus de copier, mais en offrant une solution. Autrement dit, c’est : « Dis-moi pourquoi tu l’aimes et je te ferai mieux. » Et c’est sans dénigrer le produit de l’autre entreprise, c’est simplement l’occasion pour vous de déballer vos talents en marketing et votre esprit créatif. Informez-vous sur ce qui lui plaît de ce produit et tentez de lui faire valoir votre style à vous. Il y a sûrement des dizaines de façon de dire tout cela. Je vous en propose une toute simple ici.

 

No4 : Tenir son bout

Il y a des gens plus difficiles à convaincre et plus tenaces que d’autres. Il se pourrait que votre client persévère dans sa demande de copie. Mais vous devez tenir votre bout. Autrement, vous ouvrez la porte à d’autres demandes, de sa part ou de la part de connaissances à lui qui ont vu votre copie. Et bien entendu, vous risquez de vous faire réprimander, à juste titre, par la personne que vous aurez copiée. Rappelez-vous que perdre ce genre de vente, c’est aussi gagner l’estime de pleins d’autres gens !

21 Juil

Dans l’atelier de Caroline Lefebvre d’Atelier Caroline

Ce mois-ci, nous vous présentons Caroline Lefebvre, créatrice derrière la boutique Atelier Caroline,  une petite entreprise située à Otterburn Park.

Caroline vous réserve une petite surprise à la fin de l’article !

 

Caroline dans son atelier

 

En quelques mots, présentez-nous votre entreprise, et les valeurs qui y sont rattachées.

Je fabrique des objets décoratifs, cousus et rembourrés. Je vends également quelques patrons de couture pour en fabriquer. J’ai choisi « Atelier Caroline » puisqu’à mes tout débuts en tant qu’entrepreneure, je voulais un nom qui me laisserait libre de créer (Atelier) selon mes (Caroline) inspirations. La créativité ainsi que l’authenticité sont donc les 2 pierres angulaires de ma pratique.

 

En quelques mots, parlez-nous de vous et de votre parcours professionnel/entrepreneurial

Je suis née créative. Depuis mon enfance je n’ai presque jamais cessé d’essayer des nouvelles techniques, des nouveaux matériaux et médiums. La route a toutefois été longue avant de devenir entrepreneure créative. Quand est venu le temps de choisir mon parcours scolaire, j’ai essayé d’être « raisonnable » en faisant un DEC en informatique.  Quelques années d’ennui mortel m’ont menée à essayer un travail un peu plus créatif: le design industriel. Mais dès le début du baccalauréat, j’ai su que je n’avais pas encore trouvé chaussure à mon pied. Un long arrêt maternité m’a permis de collaborer bénévolement à un projet de bibliothèque scolaire qui consistait à fabriquer un sac et un personnage en lien avec un livre.  Forte de cette expérience de confection d’une trentaine de « sacs-à-lire », j’ai eu la chance de trouver des clients auteurs-illustrateurs voulant se faire faire une version 3D de leurs personnages. Parallèlement à cette pratique, la boutique Etsy est née et a pris de plus en plus de place. Au début 2016, j’ai décidé de ralentir les commandes « auteurs ». Bien que ce soit une clientèle adorable, je préférais me consacrer à mes propres créations.

 

Comment avez-vous découvert Etsy ? Qu’est-ce que vous appréciez le plus de votre expérience Etsy ?

Je ne me souviens plus comment, mais j’ai découvert Etsy à ses tout débuts vers 2006. Ça a été un coup de foudre immédiat. L’avènement d’Etsy, qui a déclenché un renouveau de l’appréciation du fait main, m’a donné espoir qu’un jour je pourrais vendre mes créations. J’adore sa convivialité et sa facilité d’utilisation. La possibilité d’avoir accès à un marché mondial est aussi géniale.

 

Parlez-nous de votre évolution sur Etsy. Qu’avez-vous changé au fil du temps pour améliorer vote boutique ?

Euh, tout sauf le nom?! À l’automne 2012, j’ouvrais ma boutique avec une petite collection de foulards circulaires auxquels plusieurs autres produits disparates se sont joints au gré de mes pulsions créatives. Mes photos étaient très sombres.  Je ne savais pas encore comment me servir d’un appareil photo. Depuis, j’ai pris des cours de photos afin de mieux mettre en valeurs mes produits. J’ai appris à me servir de Gimp et de Photoshop pour les visuels (ex: bannière de boutique). Aussi, j’essaye de limiter les types de produits affichés. Idéalement, il n’y auraient que des faux taxidermies, mais mes patrons se vendent bien. Enfin tout récemment, je me suis finalement fait faire un logo par la super talentueuse Audrey Mayer.

La première vente de Caroline en décembre 2012

 

 À quoi ressemblent vos journées d’entrepreneure/créatrice?

Dès mon réveil, je consulte mes réseaux sociaux et je prends mes messages. J’y réponds aussitôt que possible. Après m’être préparée pour la journée, je descends à mon atelier. Le lundi, j’essaie de planifier ma semaine en consultant les commandes à préparer. Les lundi et vendredi sont des journées où je passe à la poste en allant faire mes courses en milieu de journée. Donc, ces matins-là, je finalise et prépare les commandes qui sont prêtes à partir. Tous les autres matins et mes après-midi sont en général dédiés à la production. À tout ceci, j’ajoute les imprévus: la réponse aux questions et/ou requêtes des clients, boutiques, journalistes blogueurs, l’achat de matériaux et/ou recherche de fournisseurs, etc. Mon côté créatif est toujours à l’affût de temps, quelque petit soit-il, pour essayer une des nombreuses idées que j’ai toujours en tête. Bref, la seule certitude d’une journée d’entrepreneur est qu’elle ne se déroulera jamais à 100% comme prévue.

 

Comment arrivez-vous à concilier création et famille ? Avez-vous des conseils à partager là-dessus ?

À chaque jour de la semaine, je ferme l’atelier autour de l’heure du souper et je n’y vais pas la fin de semaine. Ceci dit, c’est facile de ne pas être physiquement dans l’atelier, mais ne pas y penser ou ne pas répondre aux courriels et aux  messages, ne pas faire de la recherche de fourniture, quand on a le nez dans l’ordinateur ou sur notre téléphone, c’est très, très, difficile et ce, même en vacances, même en voyage.

 

 

Quel est le produit qui semble le plus plaire à vos clients ?

Le modèle que j’ai le plus fait cette année et celui qui suscite le plus de réactions est la licorne.

 

Avez-vous un autre animal en tête qui viendra s’ajouter bientôt à votre collection ?

Ce qui me trotte en tête depuis longtemps est de réaliser une version « deluxe » de certains modèles. C’est-à-dire utiliser du tissu différent, ajouter des appliqués, de la broderie, etc. Je ne sais pas exactement comment encore. Je suis très visuelle. Je dois avoir les mains dedans, faire des essais pour décider.

 

Est-ce qu’il y a des animaux que vous avez entrepris de modéliser et dont le résultat final n’était pas à votre goût ?

Oh oui! Un paresseux que j’avais fait plat pour qu’il soit plus rapide à réaliser et donc un peu moins coûteux, un orignal dont les bois avaient l’air de doigts bouffis et mes premières licornes qui n’avaient pas de cou et une crinière disons… pas concluante?!

 

Souhaitez-vous nous partager votre dernier achat personnel sur Etsy ?

Je ne porte pas souvent de bijoux, mais quand j’ai vu ces boucles d’oreilles petits cœurs sur le compte Instagram de  Lucie Veilleux, j’ai tout de suite craqué! Je les porte presque à chaque jour. Mon prochain achat sera des illustrations de la série « fleur du mois » par Amélie Dubois afin de continuer ma collection.

Boucles d’oreilles de Lucie Veilleux

 

Nous avons su que vous vouliez ouvrir une deuxième boutique Etsy. Souhaitez-vous nous en parler un peu ?

Je peux vous dire qu’elle se nommera « Caroline en papier ». Je peux aussi vous dire que malgré les connaissances techniques accumulées au fil des ans, ouvrir une deuxième boutique me stresse beaucoup plus que la première. Une des raisons est que je n’y vendrai pas des produits cousus. Or, la couture est ce que je maîtrise le mieux. Je suis le travail de beaucoup d’artistes et d’artisans, je vois beaucoup de magnifiques créations. Je suis à l’étape qui semble très courante chez les entrepreneurs créatifs débutants: le sentiment d’imposteur. Mais, comme le dit une de mes expressions préférées, « better done than perfect » (vaut mieux fait que parfait ou vaut mieux agir que d’attendre que toutes les circonstances soient parfaites).

 

Pourrons-nous vous voir prochainement dans un salon ?

Je compte bien aller visiter mes collègues artisanes à un ou des « Etsy fait au Québec » lors de la fin de semaine du 23-24 septembre. Cette année, j’ai décidé de ne pas participer puisque la popularité grandissante d’Atelier Caroline ainsi que l’ouverture de Caroline en Papier, ne me permettaient pas d’avoir assez de temps pour les préparatifs d’un salon.

 

Caroline vous offre un rabais de 20% sur sa boutique Etsy, avec le code MONTEREGIE20, valide pour une semaine !!

Etsy: ateliercaroline.etsy.com

Facebook : https://www.facebook.com/ateliercaroline.ca

Instagram: https://www.instagram.com/ateliercaroline/

06 Juil

Conversations avec un client – Le mauvais avis

Une cliente n’a pas aimé votre produit. Elle vous écrit pour vous faire part de son mécontentement. C’est la première fois que ça vous arrive et vous ne savez pas quoi faire ? Suivez ce guide pour répondre de façon polie et courtoise !

 

Règle no1 : Aller prendre l’air

Ne répondez JAMAIS tout de suite après avoir lu un message de mécontentement. Recevoir une mauvaise critique, c’est difficile. Lorsque quelqu’un nous donne un mauvais avis sur notre conception, ça nous blesse. Si vous répondez maintenant à ce message, vous risquez de dire des choses, sous le coup de l’émotion, que vous pourriez regretter. Allez prendre l’air, laissez mijoter tout cela dans votre tête ne serait-ce qu’une heure. Vous aurez les idées plus claires pour répondre adéquatement à votre cliente.

 

Règle no2 : Deux têtes valent mieux qu’une

Valérie vous a écrit « Je suis un peu déçue », mais vous avez l’impression d’avoir lu « Je suis ultra déçue et je vais faire une plainte à l’Office de la protection du consommateur ». On ne le dira jamais assez, la communication écrite, c’est parfois très subjectif ! Deux personnes pourraient lire le même texte et l’interpréter de deux façons très différentes ! Faites donc lire le message de Valérie à quelqu’un d’autre. Juste pour avoir un deuxième avis. Peut-être que cela vous affecte tellement de recevoir cette critique, que vous voyez beaucoup plus de négatif qu’il y en a vraiment.

 

Règle no3 : Remercier la cliente

Valérie vous donne une claque au visage et vous devez la remercier ? Oui, en quelque sorte ! Ce n’est pas tous les clients qui oseront dire ce qui les déçoit. Vous avez fait déjà quelques ventes, mais entre votre sœur, votre collègue de travail et votre meilleure amie, personne n’a eu le courage de vous dire que le pantalon de fiston s’est décousu après le premier lavage. Donc, la critique de Valérie est peut-être bien utile à l’amélioration de votre travail ! C’est pourquoi je propose d’abord de remercier la cliente pour son commentaire.

 

Règle no4 : Les excuses

Cela va de soi à mon avis, quand notre produit n’est pas à la hauteur d’un de nos clients, il faut s’excuser humblement. Maryse avait très hâte de porter son nouveau collier, lors du mariage de sa fille adorée, mais le fermoir s’est cassé au premier contact avec ses doigts délicats. Elle mérite vraiment toute votre empathie face à la déception qu’elle vit.

 

Règle no5 : Satisfaire la cliente

Cette règle est très large, car il peut y avoir plein de façon de satisfaire une cliente, tout dépendant de la nature de la critique. Audrey voulait peut-être seulement vous faire part de sa déception sur un petit point en particulier, mais elle ne veut rien en retour. Caroline, quant à elle, aimerait beaucoup recevoir un nouvel agenda car celui qu’elle a reçu date de l’année passée (vous avez été distrait(e) par le numéro de flûte de la petite dernière au moment de l’emballage). Je suggère de ne pas demander à la cliente ce que vous pourriez faire pour la satisfaire. Commencez par offrir vous-même une solution. Autrement, vous risquez d’ouvrir la porte à des demandes exagérées. Peu importe la solution que vous proposerez, faites de votre mieux pour que votre cliente soit satisfaite afin qu’elle devienne possiblement une cliente fidèle et qu’elle puisse vous référer de façon positive. De plus, il y a beaucoup de cas par cas et ce n’est pas tous les mauvais commentaires qui sont fondés. Assurez-vous que vos conditions de vente soient claires. Si Clémence veut un remboursement sur un achat qui date d’il y a trois ans, vous pourrez alors la référer à vos conditions de vente qui stipulent clairement que vous remboursez les achats dans les 30 jours suivant la réception de l’envoi par exemple.

 

PARENTHÈSE : Si la cliente vous parle d’un défaut ou d’un bris, je recommande de lui demander une photo, sans toutefois lui laisser croire que vous ne lui faites pas confiance. Malheureusement, des gens malhonnêtes il y en a partout. Il faut donc se protéger. Une phrase de ce genre devrait faire l’affaire : « Pourriez-vous m’envoyer une photo du produit afin que je puisse mieux saisir l’ampleur du problème ? ». Si la personne refuse de vous montrer une photo, posez-vous des questions !

 

 

Règle no6 : Continuer d’avoir confiance en soi

Je l’ai dit plus haut, c’est blessant de recevoir un mauvais avis. Mais n’allez pas vous mettre en boule dans la douche en jurant de fermer votre boutique à jamais ! Utilisez cet avis pour améliorer vos produits, votre service ou autre. Ou bien, ne changez rien ! Un mauvais commentaire parmi trente, quarante, cent ventes, c’est si peu ! Bref, gardez confiance en vous et continuez à faire votre chemin !

14 Juin

Conversations avec un client – Le premier message

Une nouvelle cliente potentielle vous contacte via la boîte de messagerie Etsy pour vous poser une question sur un de vos produits. Vous figez. Quelqu’un vous parle. Que faire ? Que dire ? Vos aptitudes en communication sont à leur minimum ? Alors suivez ce petit guide pour savoir comment répondre de façon polie et courtoise à tout nouveau client potentiel !

Règle no1 : Dire bonjour

Ça peut sembler ridicule comme règle, mais c’est néanmoins essentiel selon moi à toute forme de communication en tant qu’entrepreneure qui prend soin de ses clients. Même si votre cliente a commencé son message par : « As-tu ça en noir ? », allez-y d’un beau bonjour joyeux, c’est tellement agréable juste à l’écrire !

 

Règle no2 : Appeler la cliente par son prénom (lorsque c’est possible)

Souvent, le nom complet des clients est inscrit à côté de leur photo. Certains clients signent même leur nom à la fin de leur message.  Utilisez-le pour personnaliser votre réponse ! C’est plaisant pour un acheteur de savoir qu’il n’est pas qu’un numéro parmi toutes vos commandes. Toutefois, si le nom de la cliente ressemble à un pseudonyme ou que vous n’êtes pas sûre si le prénom est vraiment un prénom (Sabtropfollepourtoi), abstenez-vous ! Allez-y plutôt d’une valeur sûre comme « Bonjour à vous » !

 

Règle no3 : Remercier la cliente

Votre cliente a zieuté votre boutique. Elle cherchait quelque chose, elle est tombée sur votre boutique, l’a regardée et l’a trouvée assez intéressante pour avoir une question à vous poser. Remerciez-la ! Vous êtes peut-être à un poil de faire une vente. Si ce n’est pas à cette cliente, c’est peut-être à son amie à qui elle aura dit : « Trop smatt la vendeuse de Trucmachinchouette ! » On ne sait jamais ! Mettez toutes les chances de votre côté et flattez vos clients!

 

Règle no4 : Répondre à la question

Vous avez dit gaiement bonjour à votre nouvelle future cliente Clara et l’avez remerciée chaleureusement ? Focus ! Clara a posé une question ! Donc, l’as-tu en noir ? Généralement, vous devrez répondre oui ou non à la plupart des questions de vos clients. Si la réponse est oui, fantastique, passez directement au paragraphe suivant ! Si la réponse est non, rappelez-vous ceci :  toujours offrir une autre option. Vous ne l’avez pas en noir, mais vous pourriez le faire en gris ? Proposez-le ! En plus de démontrer que vous avez à cœur de satisfaire votre cliente, vous ouvrez la porte à une possible vente. Peut-être qu’elle n’aime pas le gris, mais au moins, vous aurez essayé !

 

PARENTHÈSE : Le vouvoiement

Je vous l’accorde, le vouvoiement est un peu une question de choix ou d’école de pensée. Personnellement, je vouvoie toujours mes clients (ceux que je ne connais pas déjà), puisque c’est assez difficile via Etsy de savoir l’âge exact de la personne. Je ne prends pas de chance et je trouve cela plus professionnel. Ceci dit, lorsque les messages s’accumulent, que la cliente devient presqu’une amie et qu’on semble avoir un âge égal ou moindre, je me permets de tutoyer !

 

Règle no5 : Donner des directives

Si vous ne souhaitez pas perdre votre cliente dans le fil d’une discussion interminable, expliquez-lui exactement ce qu’elle doit faire pour se procurer votre article MAINTENANT. Demain, elle aura peut-être changé d’idée. Donnez-lui le lien d’une autre fiche ou créez-en une nouvelle, mais dirigez-la au bon endroit et vite !

 

Règle no6 : Les mots de la fin

Vos directives sont données, ENTER. NOOOOON !!! Tant qu’à être polie, pourquoi ne pas l’être jusqu’au bout ? J’aime bien finir mes messages par des formules de politesse comme « Bonne journée » ou « Bonne soirée ». Deux petits mots de plus qui ajoutent tellement à la proximité qu’on souhaite créer avec la cliente.

 

En somme, si vous avez suivi ces règles, vous devriez être devant un message personnalisé pour votre cliente. Malgré vos beaux efforts, peut-être qu’elle ne répondra jamais. Mais, vous aurez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour lui répondre adéquatement et la satisfaire. Bravo à vous !

 

18 Août

Dans l’atelier de Natacha Castonguay de Nanoukiko & Triko

Ce mois-ci, nous vous présentons Natacha Castonguay, la créatrice derrière la boutique Nanoukiko & Trikoune petite entreprise située à Greenfield Park.

Natacha vous réserve une petite surprise à la fin de l’article !

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Natacha et deux de ses enfants

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En quelques mots, présentez-nous votre entreprise, et les valeurs qui y sont rattachées.

Nanoukiko & Triko se spécialise en créations textiles : bijoux minimalistes en cordages, accessoires de tricot pour toute la famille et tissages décoratifs. Toutes les créations de Nanoukiko & Triko sont faites à partir de matières spécialement choisies pour leur grande qualité, en tenant compte de leur provenance, souvent récupérées, dans un souci d’éco-responsabilité. Toutes les pièces sont confectionnées avec soin et toujours en quantités très limitées. Les pièces de Nanoukiko & Triko se démarquent par leur minimalisme et leur modernité malgré les techniques de confections traditionnelles.

En quelques mots, parlez-nous de vous et de votre parcours profession-nel/entrepreneurial.

J’ai un parcours très «artistique », j’ai étudié au cégep en arts plastiques et en photographie ,puis à l’université en design graphique. Bien que je n’aie jamais formellement travaillé dans ces domaines, toutes les compétences acquises lors de ces diverses formations m’aident beaucoup dans mon quotidien d’artisane.

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Comment avez-vous découvert Etsy ? Qu’est-ce que vous appréciez le plus de votre expérience Etsy ?

J’ai découvert Etsy il y a 5 ans, quelques jours à peine avant de décider d’y lancer ma première boutique en ligne ! C’est une amie à moi, qui voyant l’engouement des gens pour mes créations, m’a parlé de la plate-forme, de la facilité d’utilisation et j’ai décidé de l’essayer aussitôt ! J’ai eu de la chance, j’ai fait des ventes immédiatement et ça n’a jamais arrêté depuis !

Avez-vous des conseils à donner à ceux qui désireraient partir leur propre entreprise sur Etsy ?

Je pense que pour réussir sur Etsy, il faut y mettre du temps, pour les photos et les descriptions évidemment, mais aussi pour être actif et voir ce qui se fait déjà, et ce qu’on peut faire pour se démarquer d’avantage !

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Bijoux minimalistes

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À quoi ressemblent vos journées d’entrepreneur/créateur ?

Mes journées sont toujours différentes, bien que certaines tâches soient presque quotidiennes. Par exemple, tous les matins en me levant, je réponds aux courriels reçus tard le soir ou dans la nuit. Tous les jours, je prends des photos de mes projets en cours ou des commandes prêtes à poster pour garder l’intérêt des gens qui me suivent sur les différents réseaux sociaux. J’essaie aussi de préparer des colis à tous les jours parce que c’est la partie que je trouve la plus longue et que si j’attends à la fin de la semaine et que j’ai 20 colis à préparer, je serai un peu découragée par l’ampleur de la tâche. Je dirais qu’en général, j’aime bien faire un peu de tout dans la journée : service à la clientèle, création, photographie de produits, mise en ligne d’images, interactions sur les réseaux sociaux… je crois que c’est le fait d’avoir plusieurs tâches différentes à accomplir qui me garde motivée à faire ce que je fais !

Comment arrivez-vous à concilier création, travail (si vous en avez un) et famille ? Avez-vous des conseils à partager là-dessus?

Comme j’ai 4 enfants, dont deux très jeunes qui sont avec moi tous les jours, puisqu’ils ne fréquentent pas la garderie, et que je fais souvent des cours à l’université depuis quelques années, je n’ai pas de travail autre que celui de « créatrice ». Le matin, je dispose de quelques heures pour travailler dans le calme parce que mon conjoint, qui est son propre patron aussi travaille seulement en après-midi, en soirée et en début de nuit. En après-midi, je profite souvent de la sieste des 2 bébés pour préparer les colis, une tâche qui de-mandent beaucoup d’espace (qui n’est pas souvent à ma disposition quand nous sommes les 6 membres de la familles, actifs, dans la maison). Et finalement, lorsque les petits se couchent vers 19h30, je continue la création là où je l’avais laissée et j’essaie de ne pas travailler après 22h.

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Tuque à pompon géant

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Qu’est-ce qui vous anime dans la création ? Quel est le besoin qui vous pousse à créer ?

J’aime particulièrement imaginer de nouveaux produits, réaliser des prototypes, répondre à des demandes spéciales. Je n’aime pas avoir à toujours faire la même chose, j’ai vraiment besoin d’avoir beaucoup de tâches variées pour véritablement apprécier mes journées !

Avez-vous des matériaux de prédilection ? Quels autres matériaux aimeriez-vous apprendre à travailler ?

J’aime travailler toutes les fibres : les laines, les cordages, les tissus. J’aime utiliser des bobines de fils ou de laine vintages, trouvées dans les friperies ou encore me faire offrir des bouts de tissus ou tout autre trésors trouvés dans les greniers de nos grand-mères. Utiliser des matières récupérées le plus possible, c’est ce qui rend mes créations uniques, elles le sont non seulement par le design, mais aussi par le choix des matières utilisées.

Outre les fibres textiles, j’aimerais aussi beaucoup apprendre à travailler les métaux et les pierres. La joaillerie est un métier qui m’a toujours passionné !

Quel est le produit qui semble le plus plaire à vos clients ?

Les bijoux de cordage, minimalistes ont toujours la cote, mes tuques à pompons géants sont un «hit» chez les jeunes enfants & mes kits «DIY » de tissage connaissent aussi un succès fou ! Trois produits dans les 3 sphères que j’exploite dans mes boutiques, ça me confirme que je ne me suis pas trompée en variant mon offre auprès de mes clients !

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Kit DIY

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Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter par rapport à votre entreprise ?

Je n’ai pas d’anecdote particulière outre le fait que les gens semblent trouver mon nom de compagnie plutôt compliqué ! Puisque «nanoukiko» est le sur-nom que me donnait ma maman quand j’étais enfant, il m’a semblé naturel de l’utiliser, je n’avais pas pensé qu’il serait mêlant, surtout combiné à «tri-ko» ! On me renomme souvent nanoutiko, kiko-kiko, j’ai tout entendu et ça me fait rire bien plus que ça ne me vexe !

Avez-vous déjà reçu de la reconnaissance pour votre travail créatif  ?

J’ai eu la chance de paraître dans plusieurs magazine imprimés : IN STYLE aux Etats-Unis, Coup de Pouce, Véro et le magazine du Cercle des Fermières ici au Québec. On a aussi mentionné mon travail à quelques reprise dans La Presse + et sur plusieurs blogue au Québec . Je ne suis pas une super star, mais je crois que mon travail commence à être reconnu et apprécié par plusieurs et ça me touche toujours autant !

Souhaitez-vous nous partager votre dernier achat personnel sur Etsy ?

Après une réflexion sur mes habitudes de consommation, où j’ai décidé de ne pas faire d’achat de biens matériels (vêtements, jouets, livres, objets de déco…) ni pour moi, ni pour aucun des membres de ma famille, pour les 6 premiers mois de l’année, j’ai acheté ce petit chandail de coton ouaté de Supayana, une designer de vêtements pour femme & enfants montréalaise que j’aime tout particulièrement :

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Natacha vous offre un rabais de 25% sur sa boutique Etsy, avec le code MONTEREGIE , valide du 18 au 22 août sur ses deux boutiques : Nanoukiko et Nanoutriko !!

Facebook : www.facebook.com/nanoukiko.triko

Instagram : Instagram.com/natachacastonguay